Les abeilles en danger aux USA!
Source image : larousse.fr
Depuis plusieurs années, l’inquiétude grandit face au déclin des populations d’abeilles mellifères Apis mellifera (Linnaeus, 1758). Ce serait un déclin de 30% de la population chaque année depuis plusieurs années aboutissant à une population dramatiquement basse.
Ce déclin est de plus en plus inquiétant, de part l’importance primordiale de cette espèce dans le réseau de la biodiversité. En effet, les abeilles mellifères constituent le principal pollinisateur de 80% des espèces végétales. Leur disparition entraînerait donc une hécatombe sans précédant dans la biodiversité terrestre réduisant les espèces végétales aux seules espèces auto-fertiles, entraînant en chaîne la disparition de nombreuses espèces animales n’épargnant probablement pas l’espèce humaine et toute sa technologie.
Rassurons-nous, les abeilles ne sont pas encore inscrites sur la liste rouge internationale des espèces en danger gérée par l’IUCN : Union internationale pour la conservation de la nature http://uicn.fr/ (liste rouge internationale visible ici http://www.iucnredlist.org/) mais pourtant le constat actuel est tant alarmiste que USFWS, organisme fédéral américain vient de placer 7 espèces d’abeilles Hawaïennes sous le statut d’espèces en voie de disparition, ce qui espérons le ne constitue pas un précurseur pour notre abeille mellifère, mais craignons-le afin d’agir maintenant pour sauver bien plus qu’une simple espèce d’insectes.
Quelles sont les causes de ce déclin?
Le premier coupable est sans aucun doute possible l’utilisation massive d’insecticides néonicotinoïdes (gravement toxique d’une manière générale mais surtout mortels pour les insectes pollinisateur) dans l’agriculture intensive, mais aussi chez les particuliers. Bien que ces insecticides aient été interdit en France par les députés en juin 2016, ils peuvent encore être utilisés jusqu’en septembre 2018 voire 2020 avec dérogation, comme si la situation permettait d’attendre…
D’autre causes entraîneraient ce déclin, en effet, le manque d’habitat (déforestation) et de nourriture par la diminution des fleurs appelées mellifères (friche et fossé), la compétition avec des espèces invasives telles que les frelons asiatiques qui constituent des prédateurs redoutables pour nos abeilles.
Des causes à long terme et donc moins évidentes et dont l’effet est difficilement quantifiable telles que le réchauffement climatique et le développement des réseaux 4G sont aussi évoquées.
Que pouvons nous faire?
Agir sur les causes :
- Diminuer voir abandonner l’utilisation de pesticides chimiques et se tourner vers des méthodes de luttes biologique (hôtels à insectes, prédation des espèces ravageuses, infusions et préparations à base de plantes…)
- Offrir de la nourriture aux abeilles en plantant des plantes mellifères (Phacélie, moutarde blanche, bourrache… qui pour faire d’une pierre deux coups constitueront un très bon engrais vert). On trouve de plus en plus de mélanges mellifères dans les jardineries ou sur internet par exemple sur le site Biau germe.
- Offrir aux abeilles un habitat artificiel pour compenser le manque d’habitat naturel en installant des ruches chez soi, c’est possible, soumis à des réglementations et recommandations mais possible. (Un stage de formation est généralement recommandé voir imposé avant l’installation.)
- Lutter contre les prédateurs des abeilles et notamment le frelon asiatique. On trouve sur internet de nombreux pièges à frelons, à acheter ou à fabriquer soi-même. Mais il faut avant tout s’interroger sur l’utilisation à bon escient de ces pièges, c’est à dire qu’ils soient sélectifs des frelons asiatiques, utilisés aux bonnes périodes et avec des appâts tout aussi sélectifs afin d’éviter de piéger d’autres insectes non invasif, voire pire et de manière ironique, les abeilles que nous cherchons à sauver.







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