31
décembre
2017

Climatosceptiques, mais comment?

Auteur : Fred LAUNAY

Dans la série #j’aisécherlesSVTetçasevoit, les climatosceptiques font fort en cette fin d’année 2017. En effet, les événements météos de cette fin d’année (records de températures minimales pulvérisés sur une bonne partie des USA) ont été utilisés comme nouveaux arguments par les climatosceptiques de par le monde entier, et on en parle dans les infos :


Nous pourrions discuter longuement de l’ironie dont semble faire preuve M. Trump concernant un sujet aussi grave que la survie de nombreuses espèces dont l’être humain à la surface de la Terre.

Le plus grave est le fait qu’il ne soit ni seul ni le premier, en effet notre ancien Ministre de l’éducation nationale s’était illustré auparavant en accusant les climatologues et autres scientifiques d’être des écolos qui “immunisent une doctrine contre le réel”.

Déjà en 2014, le sénateur américain Jim Inhofe, brandissait une boule de neige au sénat pour argumenter son climatosceptissisme. Les exemples de personnalités argumentant en faveur du climatosceptissisme sont nombreux.

Il semblerait donc que pour être président d’une des plus grandes puissances mondiales, sénateur américain ou ministre de l’éducation nationale, il ne soit pas nécessaire de maîtriser les notions de cycle 4, et heureusement pour toutes ces personnalités climatosceptiques.

En effet, une notion importante du cycle 4 est la distinction entre météorologie et climatologie. Cette différence se joue sur deux échelles : l’échelle spatiale et l’échelle temporelle.

La météo étudie des phénomènes ponctuels, locaux et à court terme tandis que la climato s’intéresse à des évolutions globales sur plusieurs décennies voir siècles.

Donc bien que les états unis subissent une vague de froid sans précédent, ou que l’Europe subit au contraire un début d’hiver très doux avec des températures bien au dessus des normales saisonnières (jusqu’à 15°c de plus en Russie), ces deux observations météorologiques ne constituent en rien des arguments pour ou contre le réchauffement climatique.

L’échelle de temps relativement longue pour les études climatologies rend difficile l’argumentation et les événements météorologiques exceptionnels rendent discutable ce réchauffement climatique qui n’est certes, à l’heure actuel qu’une théorie scientifique, élaborée sur des arguments qu’il est malgré tout difficile de contredire.

Citons en quelques-uns :

  • l’évolution des glaciers à l’échelle mondiale : les glaciers ne cessent de reculer depuis la révolution industrielle, comme le montre l’évolution de la calotte polaire arctique :

    Ainsi que ses conséquences sur les populations arctiques tels que la disparition des ours polaires en cours, les images d’une ours polaire affamée ont pourtant affolé le web il y a quelques jours, ce qui devrait alerter sur cette disparition de banquise.

  • Le classement des douze années les plus chaudes sur la Terre  : 2003, 2006, 2007, 2012, 1998, 2005, 2013, 2010, 2014, 2015, 2016… et 2017 qui va demain prendre tristement et largement la tête de cette course folle au réchauffement…

Je pourrais aller plus loin en disant que le réchauffement climatique permet d’expliquer les événements météorologiques extrêmes, même cette vague de froid polaire aux Etats-unis comme cela est expliqué dans cet article (article de France info suite au tweet de D. Trump).

Alors bien que les réflexions des climatosceptiques me semblent ressembler un peu à ça :

Nous ne pouvons pas franchement en rire…

Lorsque les conspirationnistes dépensent leur argent pour envoyer des sondes dans l’espace afin de prouver que la Terre est plate, soit, nous pouvons rire malgré cette sensation de régression cognitive. Mais quand il s’agit de la mise en péril de nombreuses formes de vie sur Terre, pouvons-nous nous permettre d’ignorer des arguments scientifiques réels, même si des doutes persistent, la certitude absolue ayant toujours été contre productive dans une démarche scientifique.

Pour l’avenir des générations suivantes, veuillez, chers climatosceptiques dirigeant du monde, vous autoriser à peut être avoir tort, et revoir vos cours de SVT cycle 4, s’il vous plaît.

A moins que des enjeux économiques soient devenus plus importants que notre propre existence…

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